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Comment créer une entreprise en Espagne: documents, impôts et coûts

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Comment créer une entreprise en Espagne: documents, impôts et coûts

Les étrangers peuvent exercer une activité en Espagne en tant qu’indépendants ou créer une société distincte. Le choix de la forme juridique a une incidence sur l’enregistrement, la fiscalité, les cotisations sociales et la responsabilité personnelle de l’entrepreneur. Découvrez-en davantage sur les documents requis, les principales étapes, les coûts et les règles relatives à la création d’une entreprise en Espagne

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Un étranger peut créer une entreprise en Espagne en tant qu'autónomo ou en constituant une société, le plus souvent une Sociedad Limitada. Pour cela, il est nécessaire d'obtenir un numéro d'identification NIE, de déclarer son activité auprès de l'administration fiscale et de se conformer aux exigences en matière de sécurité sociale. La création d'une société ne confère pas en soi le droit de résider et de travailler dans le pays ; il convient donc de vérifier séparément le statut migratoire.


Dans notre précédent article, nous avons présenté le classement des pays les plus riches du monde en 2026 en fonction de leur PIB.


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Un étranger peut-il créer une entreprise en Espagne ?


La législation espagnole autorise les étrangers à s’enregistrer en tant qu’« autónomo », à créer des sociétés et à détenir des parts dans des entreprises espagnoles. Toutefois, la procédure à suivre dépend de la nationalité, du statut migratoire et du rôle de la personne au sein de la future entreprise.


Les ressortissants de l’UE, de l’Espace économique européen et de la Suisse peuvent exercer une activité entrepreneuriale sans permis de travail spécifique. S’ils séjournent en Espagne pendant plus de trois mois, ils doivent enregistrer leur résidence conformément à la réglementation de l’UE.


Les ressortissants d’autres pays doivent vérifier si leur statut leur permet d’exercer une activité indépendante. Les étrangers qui ne résident pas encore en Espagne peuvent demander un titre de séjour et un permis de travail en tant qu’indépendant.


Pour l’obtenir, il faut généralement justifier :

- de la possession des connaissances professionnelles ou des qualifications requises

- du respect des exigences relatives à l’activité concernée

- L’obtention des licences obligatoires ou le lancement des démarches pour les obtenir

- Un montant d’investissement suffisant pour lancer le projet

- Le caractère réaliste du business plan et des revenus prévisionnels

- L’absence de casier judiciaire et d’interdiction d’entrée sur le territoire


Il est également nécessaire d’obtenir un NIE (Número de Identidad de Extranjero). Il s’agit du numéro d’identification personnel de l’étranger, utilisé lors de l’inscription fiscale, de l’établissement de documents, de l’ouverture d’un compte bancaire et de la réalisation d’autres démarches administratives. Le NIE n’est pas un titre de séjour et ne confère pas en soi le droit de travailler en Espagne.


Il convient également de faire la distinction entre la détention d’une entreprise et le fait d’y travailler directement. Un étranger peut être fondateur ou actionnaire d’une société espagnole, mais pour exercer des fonctions de dirigeant, fournir des services ou assurer la gestion quotidienne, un statut autorisant à travailler peut être nécessaire. L’enregistrement d’une Sociedad Limitada ne régularise pas automatiquement le séjour et ne remplace pas un titre de séjour.


Pour en savoir plus sur le système fiscal espagnol et les taux en vigueur en 2026, cliquez sur ce lien.


Autónomo ou Sociedad Limitada : quelle forme choisir


La plupart des étrangers créent leur entreprise en Espagne sous l’une de ces deux formes : ils s’enregistrent en tant qu’autónomo ou créent une Sociedad Limitada. Ces deux formes permettent de vendre des biens, de fournir des services et d’embaucher des salariés. Elles diffèrent toutefois considérablement en termes de niveau de responsabilité, de régime fiscal et de complexité de la comptabilité.


Autónomo : une structure plus simple pour travailler à son compte


Un autónomo est un travailleur indépendant qui exerce son activité en son nom propre. Cette structure est souvent choisie par les freelances, les consultants, les enseignants, les artisans, les informaticiens et les propriétaires de petites entreprises de services.


Pour s’enregistrer, aucun capital social, aucun acte constitutif ni aucune inscription au registre du commerce ne sont requis. L’entrepreneur déclare son activité auprès de l’administration fiscale et de la sécurité sociale. Il s’acquitte ensuite de l’impôt sur le revenu (IRPF), calcule la TVA (IVA) si nécessaire et dépose les déclarations obligatoires.


Le principal inconvénient de ce statut réside dans la responsabilité illimitée. L’autónomo répond des dettes, des obligations fiscales et des autres risques liés à l’activité sur ses biens personnels. De plus, à mesure que les bénéfices augmentent, l’imposition progressive de l’IRPF peut rendre cette forme d’activité moins avantageuse.


Société à responsabilité limitée (Sociedad Limitada) : une structure distincte pour se développer


La Sociedad Limitada, ou SL, est une personne morale distincte. Cette structure convient mieux aux entreprises comptant plusieurs fondateurs, présentant des risques opérationnels importants, employant du personnel ou prévoyant de faire appel à des investisseurs.


La responsabilité des propriétaires est généralement limitée à leurs apports au capital de la société. Toutefois, les garanties personnelles sur les emprunts, les manquements aux obligations du dirigeant ou les actes illicites peuvent entraîner une responsabilité supplémentaire.


La SL doit tenir une comptabilité complète, déposer des comptes annuels et s’acquitter de l’impôt sur les sociétés. Son enregistrement implique la réservation du nom, la préparation des actes constitutifs, la consultation d’un notaire et l’inscription de la société au registre du commerce. C’est pourquoi la création et la gestion ultérieure d’une SL sont plus coûteuses que le statut d’autónomo.


Le capital social minimum d’une SL est de 1 euro. Toutefois, tant que ce montant n’atteint pas 3 000 euros, la société doit affecter au moins 20 % de ses bénéfices à une réserve. En cas de liquidation, si les actifs ne suffisent pas à rembourser les créanciers, les associés peuvent être tenus responsables de la différence entre le capital effectivement versé et la somme de 3 000 euros.


Le statut d’« autónomo » est particulièrement adapté aux petites activités présentant un risque modéré et un modèle opérationnel simple. La SL convient davantage à la croissance de l’entreprise, aux partenariats commerciaux, aux relations avec de gros clients et à la séparation des obligations de l’entreprise des finances personnelles du propriétaire.


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Comment s’enregistrer en tant qu’autónomo en Espagne ?


Le statut d’autónomo peut être obtenu de manière autonome ou par l’intermédiaire d’un Punto de Atención al Emprendedor, d’une gestoría ou d’un conseiller fiscal. Une partie des démarches peut également être effectuée via le système électronique CIRCE. Au moment du début effectif de l’activité, l’entrepreneur doit déjà être inscrit auprès de l’administration fiscale et du système de sécurité sociale.


1. Obtenir le NIE et le numéro de sécurité sociale


Un étranger doit tout d’abord obtenir un NIE. Ce numéro sert à l’identifier dans le cadre des démarches fiscales, bancaires et administratives.


Le numéro de sécurité sociale (NUSS) est également nécessaire. Il est possible de le vérifier ou de le demander via le portail public Importass. Si la personne a déjà travaillé légalement en Espagne, elle dispose peut-être déjà de ce numéro.


2. Obtenir une identification électronique


La plupart des déclarations fiscales et des notifications sont effectuées en ligne. Pour accéder aux services publics en ligne, on utilise généralement un certificat numérique, un document électronique DNIe ou le système Cl@ve.


L’identification électronique sera nécessaire pour interagir avec l’Agencia Tributaria, Importass, les autorités locales et d’autres plateformes publiques. Il est conseillé de l’obtenir avant de commencer les démarches d’enregistrement.


3. Déclarer son activité auprès de l’administration fiscale


Avant de commencer à exercer votre activité, vous devez la déclarer à l’Agencia Tributaria. Pour ce faire, vous devez remplir le formulaire Modelo 036. Le formulaire simplifié Modelo 037 a été supprimé en février 2025 ; les références à ce formulaire dans les anciennes instructions ne sont donc plus d’actualité.


La déclaration doit indiquer les données personnelles de l’entrepreneur, l’adresse de l’activité, la date de début d’activité, les régimes fiscaux et le code d’activité économique (IAE). Il faut également préciser si la TVA s’applique et quelles déclarations doivent être déposées.


L’inscription dans la catégorie IAE correspondante est obligatoire. Toutefois, les particuliers et la plupart des entreprises dont le chiffre d’affaires net est inférieur à 1 million d’euros sont exonérés du paiement de l’impôt sur l’activité économique.


4. S’inscrire au RETA


L’étape suivante consiste à s’inscrire au régime spécial de sécurité sociale pour les travailleurs indépendants, le RETA. La demande peut être déposée via Importass au plus tôt 60 jours calendaires avant le début prévu de l’activité.


Lors de l’inscription, il faut indiquer :

- La date de début d’activité

- Le type d’activité économique

- Le revenu net prévisionnel

- La base de calcul des cotisations choisie

- Un compte bancaire pour le prélèvement automatique des paiements

- L’organisme d’assurance qui couvrira les risques professionnels


La date d’inscription au RETA doit correspondre au début effectif de l’activité et aux données transmises à l’administration fiscale. Les cotisations sociales sont versées chaque mois, même si l’entrepreneur n’a réalisé aucun bénéfice au cours du mois concerné.


5. Vérifier la nécessité d’obtenir des licences


L’enregistrement fiscal ne remplace pas les autorisations nécessaires à l’exercice d’une activité spécifique. Les magasins, cafés, salons, cabinets médicaux, établissements touristiques et autres lieux physiques peuvent nécessiter une licence municipale d’ouverture ou une déclaration de conformité des locaux.


Pour les professions réglementées, la reconnaissance d’un diplôme étranger, une attestation de qualification ou l’adhésion à un ordre professionnel peuvent être nécessaires. Les exigences varient selon la communauté autonome, la commune et le secteur d’activité ; il convient donc de les vérifier avant de signer un bail.


6. Mettre en place la comptabilité et la facturation


Une fois inscrit, l’autónomo doit tenir une comptabilité de ses recettes et de ses dépenses, conserver les pièces justificatives et établir des factures conformément aux exigences espagnoles. La facture mentionne généralement les coordonnées de l’entrepreneur et du client, le numéro du document, la date, la description du service ou du bien, le prix de base, la TVA et, le cas échéant, la retenue d’IRPF.


Les déclarations fiscales sont souvent déposées chaque trimestre, et une partie des informations est synthétisée dans la déclaration annuelle. L’ensemble précis des formulaires dépend de l’activité, des clients, des opérations avec d’autres pays et du régime fiscal choisi.


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Comment créer une Sociedad Limitada en Espagne ?


La création d’une Sociedad Limitada implique davantage de formalités que l’enregistrement en tant qu’autónomo. La société acquiert le statut complet de personne morale après son inscription au registre du commerce provincial. La procédure peut être suivie par étapes distinctes ou partiellement regroupées via le système CIRCE.


1. Obtenir un NIE pour les fondateurs et les dirigeants


Les fondateurs et dirigeants étrangers de la société doivent disposer d'un numéro d'identification NIE. Si une personne morale étrangère détient une participation, elle peut avoir besoin d'un numéro d'identification fiscale espagnol (NIF).


Les documents d’une société étrangère doivent généralement être légalisés ou apostillés, puis traduits en espagnol. Le représentant doit également attester de ses pouvoirs.


2. Réserver la dénomination sociale


Les fondateurs déposent une demande auprès du Registre central du commerce d’Espagne et reçoivent un certificat attestant que la dénomination choisie est disponible. La demande peut inclure plusieurs options classées par ordre de priorité.


La dénomination doit être différente de celles déjà enregistrées. On y ajoute la mention « Sociedad Limitada » ou l’abréviation « SL ». Ce certificat sera nécessaire pour établir l’acte constitutif chez le notaire.


3. Définir la structure et préparer les statuts


Avant de s’adresser au notaire, les fondateurs doivent déterminer le siège social, les activités, le montant du capital, les parts des associés et le mode de gestion. La société peut être dirigée par un seul administrateur, plusieurs administrateurs ou un conseil d’administration.


Les statuts doivent décrire clairement l’objet social. Une formulation trop restrictive peut limiter la société en cas d’expansion de ses activités, tandis qu’une formulation trop générale peut parfois poser des difficultés lors de l’enregistrement ou de l’ouverture d’un compte bancaire.


4. Verser le capital social


Le capital minimum d’une SL est de 1 euro. Les fondateurs peuvent apporter des apports en numéraire ou en nature. En cas d’apport en numéraire, on ouvre souvent, dans la pratique, un compte au nom de la future société et on obtient une attestation bancaire du versement des fonds.


Si le capital est inférieur à 3 000 euros, des règles supplémentaires s’appliquent à la société en matière de constitution de réserves et de responsabilité des associés. Il est donc préférable de fixer le montant de l’apport en fonction des coûts réels de lancement, plutôt que de se limiter au minimum légal.


5. Signer l’acte constitutif chez un notaire


Tous les fondateurs ou leurs représentants mandatés signent l’« escritura pública de constitución ». Il s’agit d’un acte notarié qui consigne la création de la société, la répartition des parts, les statuts et la nomination des dirigeants.


On remet généralement au notaire :

- Les pièces d’identité des fondateurs

- Le NIE ou le NIF des associés

- Le certificat de réservation de la dénomination sociale

- Les statuts de la société

- La preuve de l’apport en capital

- Les informations relatives aux bénéficiaires effectifs

- Les procurations, si l’un des fondateurs agit par l’intermédiaire d’un représentant


Une fois l’acte signé, la société peut entamer certaines opérations préparatoires, mais son statut reste limité jusqu’à la finalisation de l’enregistrement.


6. Obtenir le NIF et enregistrer la société


Le NIF est nécessaire pour l’identification fiscale de la société. Il doit être demandé à l’Agencia Tributaria à l’aide du formulaire Modelo 036. Dans un premier temps, la société peut obtenir un numéro provisoire, qui sera remplacé par le numéro définitif une fois l’enregistrement finalisé.


L'acte notarié est déposé auprès du Registro Mercantil de la province où se trouve le siège social. Le registre vérifie les documents et inscrit la société dans le système officiel. À partir de ce moment, la SL acquiert le statut complet de personne morale.


7. Enregistrer l'activité et se conformer aux exigences sectorielles


Avant de démarrer ses activités, la société doit déclarer à l’administration fiscale ses types d’activités et les impôts applicables. Si elle embauche des salariés, elle doit également s’enregistrer en tant qu’employeur auprès du système de sécurité sociale.


Le dirigeant ou l’associé qui exerce effectivement une activité au sein de la société peut être tenu de s’inscrire au RETA. Le régime applicable dépend de sa participation au capital, de ses pouvoirs de gestion et de la nature de son travail.


La société doit également vérifier les licences locales, les exigences relatives aux locaux, à la protection des données, à la protection des consommateurs et à la sécurité au travail. Si l’activité fait l’objet d’une réglementation spécifique, il est interdit de la démarrer avant d’avoir obtenu l’autorisation nécessaire.


Pour les cas standard, le CIRCE permet de regrouper plus de 25 formulaires administratifs dans le Documento Único Electrónico. Toutefois, la présence physique ou par procuration lors de la formalité notariale reste obligatoire.


Pour en savoir plus sur les modalités de légalisation disponibles en Espagne, cliquez sur le lien.


Combien coûte la création d’une entreprise en Espagne ?


Il n’existe pas de coût fixe unique pour la création d’une entreprise en Espagne. L’inscription en tant qu’« autónomo » n’entraîne pratiquement pas de frais administratifs, tandis que la création d’une SL implique des frais de notaire, d’inscription au registre du commerce et de préparation des documents. Le budget final dépend également de la ville, du secteur d’activité et des autorisations requises.


Frais d’enregistrement en tant qu’« autónomo »


Le dépôt du Modelo 036 et l’inscription au RETA n’entraînent pas de frais administratifs distincts. L’obtention d’un numéro de sécurité sociale et l’inscription standard via les services administratifs en ligne sont également gratuites.


Cependant, l’absence de frais d’enregistrement ne signifie pas que l’activité puisse être lancée sans budget. L’entrepreneur peut avoir besoin d’un certificat numérique, d’une traduction professionnelle de ses documents, des services d’une gestoría, d’une assurance et d’une licence locale. Une fois l’enregistrement effectué, il est tenu de verser chaque mois ses cotisations sociales.


C’est le lancement d’une activité professionnelle à distance, sans salariés ni locaux physiques, qui coûte le moins cher. L’ouverture d’un magasin, d’un café, d’un salon ou d’un atelier nécessite des dépenses supplémentaires liées au loyer, aux documents techniques, à l’équipement et aux autorisations municipales.


Coûts de création d’une Sociedad Limitada


Le capital social minimum d’une SL s’élève à 1 euro. Cette somme ne constitue pas une redevance administrative : après l’enregistrement, elle appartient à la société et peut être utilisée pour son activité économique. Cependant, ce capital symbolique est généralement insuffisant pour couvrir les frais de démarrage réels.


Parmi les principales dépenses, on peut citer :

- La réservation du nom au Registre central du commerce

- La certification notariale de l’acte constitutif

- L’inscription de la société au registre du commerce provincial

- La traduction, l’apostille et la légalisation des documents étrangers

- L’établissement d’une procuration, si le fondateur agit par l’intermédiaire d’un représentant

- Les services d’une gestoría, d’un comptable ou d’un avocat

- L’obtention des autorisations municipales et sectorielles

- L’ouverture et la gestion d’un compte d’entreprise


Pour une SL créée par voie électronique, avec un capital social ne dépassant pas 3 100 euros et des statuts types, la législation prévoit des tarifs fixes : 60 euros pour l’authentification notariale et 40 euros pour l’enregistrement. Dans les autres cas, les tarifs correspondants peuvent s’élever à 150 et 100 euros. Ces montants ne couvrent que certaines formalités notariales et d’enregistrement, et non la mise en place complète de l’entreprise.


Les dépenses souvent négligées


La majeure partie du budget n’est souvent pas consacrée à l’enregistrement lui-même. L’entrepreneur doit prévoir des fonds pour la gestion comptable, les cotisations sociales, le loyer, les assurances, les salaires et le respect des exigences sectorielles.


Le coût de la licence d’ouverture dépend de la commune, de la superficie des locaux et du niveau de risque de l’activité. Dans certains cas, il faut également faire réaliser un dossier technique par un spécialiste agréé, effectuer des travaux de rénovation ou attester de la conformité aux normes de sécurité incendie et d’accessibilité.


Il est donc judicieux de diviser le budget en au moins trois parties : les frais ponctuels d’enregistrement, les frais administratifs mensuels et les fonds nécessaires au lancement effectif de l’activité. Cela permet d’éviter une situation où l’entreprise est déjà enregistrée, mais ne dispose pas des ressources nécessaires pour démarrer son activité.


Dans notre article précédent, nous avons expliqué quelles catégories de clients ont les meilleures chances d’obtenir un crédit immobilier en Espagne et à quelles conditions de financement elles peuvent s’attendre.


Quels sont les impôts payés par les entrepreneurs et les entreprises ?


La charge fiscale dépend de la forme juridique, des bénéfices, du type d’activité et du lieu d’enregistrement. L’« autónomo » paie ses impôts en tant que personne physique, tandis que la « Sociedad Limitada » est imposée séparément de ses propriétaires. Dans les deux cas, la TVA, les retenues à la source et les cotisations sociales peuvent s’appliquer.


IRPF pour les « autónomo »


Les bénéfices des « autónomo » sont inclus dans l’assiette de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF). Ce n’est pas la totalité du chiffre d’affaires qui est imposée, mais la différence entre les revenus et les dépenses justifiées par des pièces comptables liées à l’activité.


L'IRPF suit un barème progressif : plus les revenus augmentent, plus le taux d'imposition augmente. Une partie de l'impôt est fixée au niveau national, et une autre par la communauté autonome concernée. Par conséquent, un même bénéfice peut entraîner une charge fiscale différente à Madrid, en Catalogne, à Valence ou en Andalousie.


De nombreux « autónomos » effectuent des acomptes trimestriels via le Modelo 130. Pour certains services professionnels, l’impôt est prélevé directement lors du paiement de la facture par le client. Le montant définitif est déterminé dans la déclaration annuelle, en tenant compte des revenus, des dépenses, des acomptes déjà versés et des déductions applicables.


Impôt sur les sociétés pour les Sociedad Limitada


Les SL paient l’Impuesto sobre Sociedades sur le bénéfice imposable de la société. Le taux général est de 25 %, mais en 2026, des taux réduits s’appliquent à certaines petites entreprises.


Les micro-entreprises dont le chiffre d’affaires net est inférieur à 1 million d’euros appliquent un taux de 19 % sur les premiers 50 000 euros de l’assiette fiscale et de 21 % sur le reste. Pour les petites entreprises qui répondent aux critères de l’article 101 de la loi sur l’impôt sur les sociétés, un taux de 23 % est prévu en 2026.


Les nouvelles sociétés exerçant une activité économique réelle peuvent bénéficier d’un taux de 15 % au cours de leur premier exercice fiscal et du suivant. Cet avantage n’est pas accordé automatiquement à chaque nouvelle SL : il faut remplir les conditions légales et ne pas relever des exceptions prévues.


Les dividendes ou rémunérations que le propriétaire perçoit de la société sont imposés séparément au titre de la personne physique. Par conséquent, un taux d’impôt sur les sociétés plus bas ne signifie pas toujours qu’une SL sera plus avantageuse qu’un statut d’autónomo.


Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)


Le taux normal de TVA en Espagne est de 21 %. Des taux réduits de 10 %, 4 % ou 0 % s’appliquent à certains biens et services. Certaines activités, notamment une partie des services médicaux, éducatifs et financiers, peuvent être exonérées de TVA.


L’entrepreneur ajoute la TVA aux factures destinées à ses clients et déduit la TVA payée à ses fournisseurs au titre des dépenses professionnelles admissibles. La différence est déclarée et versée au Trésor public. La déclaration trimestrielle principale est le Modelo 303.


Lors des relations avec des clients et des fournisseurs d’autres pays de l’UE, les règles relatives aux opérations intra-européennes et le mécanisme d’autoliquidation peuvent s’appliquer. Pour ces opérations, un enregistrement au registre des opérateurs intra-européens et un numéro d’identification TVA peuvent être nécessaires.


Aux îles Canaries, l’IVA est remplacée par une taxe distincte, l’IGIC. Son taux général est de 7 %, mais les règles et les exonérations diffèrent du système en vigueur sur le continent et aux îles Baléares.


Cotisations sociales des autónomos


Les travailleurs indépendants versent des cotisations mensuelles au RETA. Leur montant est calculé en fonction du revenu net prévisionnel de l’entrepreneur. Lors de son inscription, l’autónomo déclare le revenu attendu et choisit une base de cotisation dans la fourchette correspondante.


Une fois les données fiscales réelles reçues, le système de sécurité sociale procède à un réajustement. Si, au cours de l’année, les cotisations ont été inférieures au montant dû, la différence devra être versée. En cas de trop-perçu, les sommes sont remboursées.


Pour les nouveaux travailleurs indépendants, une cotisation réduite est disponible pendant les 12 premiers mois sous certaines conditions. Cette période de réduction peut être prolongée d’une année supplémentaire si le revenu net reste inférieur au salaire minimum fixé. Il convient de vérifier le droit à cette réduction et son montant actuel lors de l’inscription.


Impôts et revenus étrangers


En règle générale, une personne physique qui devient résidente fiscale en Espagne déclare ses revenus mondiaux, et pas seulement ceux perçus sur le territoire national. La résidence fiscale peut notamment être établie après un séjour en Espagne de plus de 183 jours au cours d’une année civile ou si le centre principal des intérêts économiques de la personne se trouve dans ce pays.


Les comptes, actifs, dividendes et revenus provenant d’activités à l’étranger peuvent entraîner des obligations supplémentaires. Pour éviter la double imposition, il convient de vérifier la convention conclue entre l’Espagne et le pays concerné. Le simple fait de posséder une société ou un compte bancaire à l’étranger ne dispense pas en soi un résident fiscal espagnol de son obligation de déclaration.


Pour en savoir plus sur le classement des pays les plus sûrs pour les investisseurs en 2026 , cliquez sur le lien.


Compte bancaire, licences et embauche de salariés


L’inscription auprès de l’administration fiscale ou du registre du commerce ne suffit pas à préparer l’entreprise à son activité. Avant la première opération, il faut mettre en place les paiements, vérifier les autorisations locales et, le cas échéant, obtenir le statut d’employeur.


Ouverture d’un compte bancaire


Un « autónomo » n’est pas tenu de créer une entité juridique distincte, mais un compte séparé pour son activité professionnelle simplifie considérablement la comptabilité. Il permet de ne pas mélanger les dépenses personnelles avec les opérations professionnelles et de justifier plus rapidement l’origine des paiements lors des contrôles.


Pour une SL, un compte d’entreprise est nécessaire pour effectuer des règlements, payer les impôts et traiter avec les contreparties. Lors de la création de la société, c’est souvent par ce biais que le capital social est versé.


Une banque espagnole peut demander :

- Le passeport et le NIE du fondateur ou du directeur

- Un justificatif de domicile

- Les actes constitutifs et les statuts

- Le NIF provisoire ou définitif de la société

- Le schéma de la structure de propriété

- Des informations sur les bénéficiaires finaux

- Un business plan, des contrats ou des prévisions de chiffre d’affaires

- Documents relatifs à l’origine des capitaux


La vérification d’un fondateur étranger peut prendre plus de temps, en particulier si la structure comprend des sociétés issues de plusieurs pays. La banque se réserve également le droit de refuser l’ouverture d’un compte à la suite d’un contrôle interne. Il ne faut donc pas planifier le lancement de l’activité en partant du principe que le compte sera activé immédiatement après le dépôt de la demande.


Autorisations municipales et sectorielles


Les exigences en matière d’autorisations varient selon les communautés autonomes et les municipalités. Pour une activité administrative en ligne sans accueil de public, une licence spécifique n’est pas toujours nécessaire. Un restaurant, un magasin, un salon, un cabinet médical, un hébergement touristique ou un local de production nécessitent généralement une autorisation supplémentaire.


En fonction de l’activité, l’entrepreneur doit déposer une déclaration de conformité, une notification préalable ou une demande de licence complète. La municipalité peut vérifier l’affectation des locaux, la ventilation, l’insonorisation, la sécurité incendie, les conditions sanitaires et l’accessibilité aux personnes en situation de handicap.


Il est nécessaire de vérifier la possibilité d’exercer l’activité choisie avant de signer un bail à long terme. Même un local qui était auparavant utilisé à des fins professionnelles ne répond pas nécessairement aux exigences du nouveau projet.


Certains secteurs sont soumis à une réglementation spécifique. Des autorisations supplémentaires ou une accréditation professionnelle peuvent être nécessaires dans les domaines de la médecine, des transports, de la construction, du tourisme, des services financiers, de l’éducation, du commerce alimentaire et d’autres secteurs réglementés.


Embauche de salariés


Les « Autónomo » et les « SL » peuvent embaucher des salariés. Avant la première embauche, l’entreprise doit s’enregistrer en tant qu’employeur auprès de la Tesorería General de la Seguridad Social et obtenir un Código de Cuenta de Cotización.


Le salarié doit être inscrit au régime de sécurité sociale avant le début de son activité. Le contrat de travail est établi en fonction du poste, des horaires et des motifs d’embauche. Les informations le concernant doivent être transmises au Service public de l’emploi (SEPE) dans les délais impartis.


L’employeur doit également :

- Vérifier le droit du salarié étranger à travailler

- Appliquer la convention collective sectorielle applicable

- Tenir un registre des heures de travail

- Organiser le calcul des salaires et le prélèvement des impôts

- Verser les cotisations patronales à la sécurité sociale

- Assurer l’évaluation des risques professionnels

- Respecter les règles relatives aux congés, aux arrêts maladie et au licenciement


En 2026, le salaire minimum global en Espagne s’élève à 1 221 euros par mois sur 14 paies, soit 17 094 euros bruts par an pour un emploi à temps plein. Toutefois, une convention collective sectorielle peut fixer une rémunération plus élevée. Outre le salaire, il faut prévoir dans le budget les cotisations patronales et les frais administratifs liés à la gestion du personnel.


Dans notre article précédent, nous avons expliqué dans quels pays il est le plus facile pour un étranger de créer une entreprise à l’étranger.


Combien de temps faut-il pour enregistrer une entreprise ?


Les délais dépendent de la forme juridique choisie, de la conformité des documents et de la nécessité d’obtenir des licences. L'enregistrement fiscal en tant qu'« autónomo » peut prendre une journée, tandis que le lancement complet d'une SL avec des fondateurs étrangers nécessite souvent plusieurs semaines.


Délais d'enregistrement en tant qu'« autónomo »


Si la personne dispose déjà d'un NIE, d'un numéro de sécurité sociale et d'une identification électronique, les principales demandes peuvent être déposées en ligne. L’enregistrement auprès de l’Agencia Tributaria et de la RETA est parfois finalisé en un jour ouvrable.


Toutefois, ce délai ne concerne que l’obtention du statut d’entrepreneur. L’obtention du NIE, du permis de séjour et de travail, la reconnaissance des qualifications ou d’une licence municipale peut prendre beaucoup plus de temps. Il convient donc de fixer la date de lancement en fonction de la procédure la plus longue, et non de la rapidité de l’enregistrement fiscal.


Délais de création d’une Sociedad Limitada


Selon le portail gouvernemental, le système CIRCE permet de mener à bien les procédures intégrées de création d’une société en 1 à 10 jours. La rapidité dépend de l’utilisation de statuts standard et d’un acte notarié type.


Ce délai ne couvre pas toujours les étapes préparatoires. Avant le lancement via CIRCE, les fondateurs peuvent avoir besoin d’un NIE, de documents relatifs aux sociétés étrangères, d’une réservation de raison sociale et d’une attestation d’origine des capitaux. Après l’enregistrement, il peut également falloir du temps pour activer un compte bancaire et obtenir les autorisations nécessaires.


Qu’est-ce qui retarde le plus souvent la création d’une société ?


Les principales causes de retard ne sont pas liées au dépôt de la demande, mais à un dossier incomplet ou à des vérifications supplémentaires.


Les délais sont le plus souvent allongés par :

- L’attente du NIE ou d’un permis de séjour

- Des erreurs dans les statuts ou l’objet social

- Le refus d’enregistrement de la raison sociale choisie

- L’apostille et la traduction de documents étrangers

- La vérification des propriétaires et de l’origine des fonds par la banque

- La nécessité de compléter les documents pour le registre du commerce

- L’obtention d’une licence municipale ou sectorielle

- La non-conformité des locaux aux exigences techniques


Pour ne pas perdre de temps, il est conseillé de définir à l’avance la marche à suivre. Par exemple, il ne faut pas louer de locaux sans vérifier leur usage autorisé, ni fixer une date d’ouverture avant d’avoir obtenu la confirmation du compte bancaire et des licences.


Dans notre précédent article, nous avons expliqué dans quels pays les entreprises paient le plus d'impôts et où il est plus avantageux de créer une société.


Que faut-il vérifier avant de créer une entreprise en Espagne ?


Avant de déposer les documents, il est conseillé d’établir un plan complet de l’enregistrement et des dépenses à venir. Cela est particulièrement important pour les étrangers qui doivent parallèlement régler des questions liées à l’immigration, à la banque et à la fiscalité.


Avant de commencer votre activité, vérifiez :

- Si votre statut d’immigration vous autorise à exercer une activité entrepreneuriale

- Si les fondateurs, les dirigeants et les travailleurs indépendants ont obtenu leur numéro NIE

- Quelle forme juridique correspond le mieux à votre modèle d’entreprise : « autónomo » ou « SL »

- Quels codes IAE et quelles activités doivent être enregistrés

- Si l’IVA, l’IRPF ou l’impôt sur les sociétés s’appliquent

- Quelles cotisations sociales devrez-vous verser ?

- Des licences municipales ou sectorielles sont-elles nécessaires ?

- Les locaux choisis répondent-ils aux exigences techniques ?

- Quels documents la banque vous demandera-t-elle et comment justifier l’origine des fonds ?

- Combien coûteront la comptabilité, les assurances et la gestion des ressources humaines ?

- Faut-il s’enregistrer pour effectuer des transactions avec des contreparties d’autres pays de l’UE ?

- Quelles déclarations et quels rapports faut-il déposer au cours de l’année


Pour une activité standard sans locaux ni salariés, l’enregistrement peut être relativement simple. Une préparation plus complexe est nécessaire pour les entreprises comptant plusieurs fondateurs étrangers, proposant des services réglementés, effectuant des opérations internationales ou employant du personnel.


Une partie des démarches peut être effectuée via le réseau « Punto de Atención al Emprendedor » et le système CIRCE. Si le projet prévoit des investissements importants ou une activité dans plusieurs pays, il est recommandé, avant l’enregistrement, de solliciter un conseil spécifique sur les questions d’immigration, de droit des sociétés et de fiscalité. Cela permettra de choisir une structure adaptée non seulement à la création de l’entreprise, mais aussi à son fonctionnement ultérieur.


Investir, créer une entreprise à l'étranger, ouvrir un bureau de représentation à distance ou transférer une équipe nécessitent une stratégie juridique claire. Un avocat d'affaires vous accompagne tout au long du processus : du choix de la juridiction et du modèle fiscal à l'obtention des visas et à la protection de vos actifs.

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Rappel ! Envisagez-vous d’investir dans l’immobilier dans le cadre du programme Golden Visa ? Nous vous avons déjà indiqué quels programmes se sont avérés les plus rentables pour les investisseurs en 2025. Cet article compare les Émirats arabes unis, la Grèce, la Turquie, la Lettonie et d’autres pays asiatiques, le rendement réel de l’immobilier et les principaux risques à prendre en compte avant d’investir.




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Questions

fréquemment posées

Est-il possible de créer une société sans résider en Espagne?

Un non-résident peut être fondateur et détenir une participation dans une société espagnole. Pour effectuer les démarches d'enregistrement et fiscales, il aura besoin d'un NIE. Toutefois, le fait de détenir une SL ne confère pas automatiquement le droit de résider dans le pays ni d'y travailler personnellement au sein de la société.

Peut-on enregistrer une entreprise en Espagne à distance?

Combien d’argent faut-il pour créer une SL?

Un « autónomo » a-t-il besoin d’un compte bancaire distinct?

Faut-il déposer des déclarations si l'entreprise n'a pas généré de revenus?

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